Pierre Parlant

30 mars 2017

Il y a portrait et portrait 

Vincent van Gogh, « Autoportrait », 1887 © Fondation Collection E. G. Bührle, Zurich

Tenu pour un genre, on définit généralement le portrait comme la représentation d’une personne considérée en tant que telle. Depuis les visages antiques du Fayoum jusqu’à ceux que donnent à voir certains artistes contemporains, l’histoire de la peinture nous fournit maints exemples qui valident cette définition. On pourrait certes s’en contenter, mais on constaterait assez vite son insuffisance. Reste en effet assez floue cette idée de représentation, en particulier lorsqu’elle s’applique à celle de personne. 

Ce sont précisément ces notions et les questions qu’elles invitent à se poser que nous tenterons d’examiner au cours de deux séances successives. Nous le ferons en nous référant à certaines oeuvres empruntées à la grande galerie de l’histoire de l’art avant de porter notre regard sur celles de Van Gogh et d’Alice Neel qui, chacune en leur ordre, y occupent une place singulière.

 

Poète, écrivain, agrégé de philosophie. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, d’une fiction radiophonique (Le sample du sommeil, commande de France Culture), Pierre Parlant conduit également une activité de critique (entre autres CCP, Diacritik.com). Lauréat de la Mission Stendhal en 2010 (au Nouveau-Mexique et en Arizona, sur les traces d’Aby Warburg en pays Hopi). Ce séjour a donné lieu à l’écriture d’Une cause dansée qui clôt le triptyque « autobiographie d’un autre » dans lequel figurent déjà Les courtes habitudes (Éd. NOUS, 2014) et Ma durée Pontormo (à paraître, Éd. NOUS, 2017). Suite à une résidence d’écriture à Beyrouth, il a publié Qarantina, (Éd. CipM, 2016 ; traduit en arabe aux éditions Snoubar Beirout, 2016). Il a participé en 2016 au séminaire de traduction IMPORT/EXPORT (CipM), Marseille/Séoul. En mai 2017 sera créé Mor-a-mor, oratorio inspiré par le mythe de Pyrame et Thisbé, dont il a écrit le livret et Jean-Michel Bossini composé la musique.

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