La Vie simple – Simplement la vie

Du 07 octobre 2017 au 02 avril 2018 - 11H00 à 18H00
Jean-François Millet, Les Bêcheurs, 1855, eau forte, 36 x 51 cm © Cherbourg-Octeville, musée d’art Thomas Henry / Daniel Sohier

L’exposition collective de la rentrée 2017 réunit une sélection d’œuvres d’artistes contemporains et historiques qui mettent en relief nos conceptions de styles de vie tournés vers la simplicité. Jouant la carte des associations libres, « La Vie simple – Simplement la vie » puise dans les fantasmes et élans nostalgiques que son titre même convoque.

Cette vie simple prend son origine chez Van Gogh dans ses premières expériences comme pasteur et dans le Borinage, le bassin minier wallon. Cet idéal de vie s’exprime également dans son admiration indéfectible pour l’art et la personne de Jean-François Millet, peintre de la vie paysanne française du XIXe siècle. Si les deux ancrages historiques qu’offrent Millet et Van Gogh constituent une base pour l’exposition, ils permettent aussi d’aborder le thème avec gaieté. À l’image de la traduction en mouvements et en couleurs des scènes paysannes de Millet par Van Gogh, la majorité des œuvres rassemblées poursuit le souhait du peintre néerlandais : « pouvoir montrer qu’on puisse être simple avec autre chose que du gris, blanc, noir et brun1 ».

Conçues spécialement pour l’exposition ou peu exposées en France, les œuvres de « La Vie simple – Simplement la vie » explorent les différents aspects que le terme de « simplicité » revêt, tels, par exemple, la mendicité, l’habitat alternatif, le rapport de l’homme avec la nature et l’espèce animale. Les contributions des artistes contemporains permettent aussi de déconstruire le mythe d’un style de vie orienté vers l’apaisement et l’épure.

Le film d’animation The Pure Necessity (La Pure Nécessité) de David Claerbout est une adaptation étonnante du Livre de la jungle produit par Disney en 1967. L’installation de Pawel Althamer crée les conditions d’un espace convivial entre visiteurs et bêtes à plumes tandis que le film O Peixe [The Fish] (2016) de Jonathas de Andrade, filmé au Brésil, appelle des sentiments ambigus face à la mort d’un animal. La série de photographies Iris Tingitana (nom latin de l’iris indigène de Tanger) d’Yto Barrada nous renvoie, avec cette fleur très présente dans l’iconographie de Van Gogh, à la « botanique du pouvoir » ; tandis que les xylographies d’Andrea Büttner semblent être un hymne à l’humilité. C’est à travers une sélection de santons des XVIIIe et XIXe siècles que sont interrogés les objets de piété populaire et la représentation des « petits métiers » que l’on retrouve dans les peintures de Van Gogh.

 

Commissaire de l’exposition : Bice Curiger
En collaboration avec Julia Marchand, assistante curatrice

 

1 Lettre de Vincent van Gogh à sa sœur Willemien, Saint-Rémy-de-Provence, 21 octobre 1889.

Image de couverture : Juergen Teller, Self-portrait, Plates/Teller No.36, 2016
Impression giclée non encadrée, 152,4 x 101,6 cm
© 2016 Juergen Teller, tous droits réservés

Informations pratiques :

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: Tous publics

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