« Van Gogh en Provence : la tradition modernisée »

Jusqu'au 11 septembre 2016 - 11H00 a 19H00

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Vincent van Gogh, « Bateaux de pêche sur la plage des Saintes-Maries-de-la-Mer », Arles, juin 1888 Huile sur toile, 65 x 81,5 cm Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)
Lavieillearlesienne, 1888
Vincent van Gogh, « Vieille Arlésienne », Arles, février 1888. Huile sur toile, 58 x 42 cm. Van Gogh Museum, Amsterdam. (Vincent van Gogh Foundation)
Saules têtards au coucher de soleil, 1888
Vincent van Gogh, « Saules têtards au soleil couchant », Arles, mars 1888. Huile sur toile sur carton, 31,6 x 34,3 cm. Kröller-Müller Museum, Otterlo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

31 TOILES EXPOSÉES

L’exposition « Van Gogh en Provence : la tradition modernisée » réunit 31 tableaux — dont 29 jamais montrés à Arles —, issus des musées Van Gogh à Amsterdam et Kröller-Müller à Otterlo.

Troisième rétrospective consacrée à Van Gogh par la Fondation, elle confirme le rôle majeur de l’institution dans le regard sur l’œuvre et la pensée du peintre, en les plaçant en constante interaction avec la production artistique contemporaine. Il s’agira en l’occurrence de celle du peintre britannique Glenn Brown, exposée simultanément.

Sélectionnés par l’un des spécialistes les plus renommés, Sjraar van Heugten, les tableaux offrent un panorama des sept années de production intense du peintre, avec l’apogée de son séjour provençal au cours duquel il produisit environ 500 œuvres.

Au fil des salles, la palette se fait plus « outrée » — selon le terme même employé par Van Gogh —, la touche plus puissante, la composition plus audacieuse, tout en restant dans une remarquable
continuité dans le choix des motifs. Van Gogh expérimente sans cesse pour moderniser les genres traditionnels du paysage, du portrait et de la nature morte auxquels il reste indéfectiblement attaché, sur les traces de ses maîtres révérés : Rembrandt, Hals, Delacroix, Millet, ainsi que des artistes de l’école de Barbizon tels Breton.

Les toiles choisies permettent de suivre sa quête artistique depuis ses débuts jusqu’à sa mort : à Nuenen, dans le Brabant, où son humanisme le porte à restituer la rude existence des gens du peuple ; à Paris, où il se portraiture lui-même pour la première fois et aborde les contrastes colorés dans les natures mortes de fleurs ; en Provence, où il approche enfin ce soleil qui exalte la nature ; à Auvers-sur-Oise, où le blé l’enchante une dernière fois et ouvre la voie à l’abstraction contemporaine.

Commissaire de l’exposition : Sjraar van Heugten

À propos de l’artiste

Vincent van Gogh naît le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, aux Pays-Bas.

À l’âge de 16 ans, il entre dans la société de négoce d’art Goupil & Cie à La Haye, puis travaille dans les succursales de Bruxelles, Londres et Paris. Choqué de voir l’art traité comme une marchandise et devenant de plus en plus croyant, il retourne en Angleterre enseigner et prêcher l’Évangile. Il a 23 ans. Moins d’un an plus tard, il rentre aux Pays-Bas et travaille dans une librairie, puis devient prédicateur laïc en Belgique auprès des mineurs. La faiblesse de son talent de prédicateur ne tarde pas à se faire remarquer, aussi, son contrat n’est pas prolongé.

En août 1880, à l’âge de 27 ans, il décide de devenir artiste. Pour se former, il copie des estampes de maîtres connus (ou exécutées d’après celles-ci), dont notamment Jean-François Millet. Van Gogh souhaite par-dessus tout devenir un peintre de la vie paysanne et de la réalité quotidienne. Ses lectures de Balzac, Hugo, Zola et Dickens le renforcent dans ses convictions sociales et son intérêt pour la vie des classes ouvrières. Animé d’une réelle empathie pour la nature, il affectionne également les paysages. En 1886, il découvre à Paris l’art de l’estampe japonaise et l’impressionnisme, côtoie Toulouse-Lautrec, Pissarro, Seurat, Signac, Russell, Gauguin et Bernard.

Convaincu que la couleur est essentielle et prenant pour modèles Eugène Delacroix et les maîtres japonais, il part en Provence chercher la lumière qui l’exaltera. Rêvant d’une communauté de création réunissant ses amis artistes, il s’installe à Arles en février 1888. Il y approfondit sa réflexion stylistique et technique, multiplie paysages, natures mortes et portraits de figures du peuple. À la fin du mois de décembre, les premiers signes de sa maladie apparaissent. Épuisé, il est hospitalisé à diverses reprises puis intègre un asile à Saint-Rémy-de-Provence, où il demeure une année entière.

Durant les 444 jours passés en Provence, Van Gogh produit plus de 300 tableaux et environ 200 dessins. Son œuvre atteint l’apogée de sa modernité.

En mai 1890, il s’installe à Auvers-sur-Oise, où le Dr Paul Gachet suit son état de santé. En deux mois, Vincent peint les 70 derniers tableaux d’une œuvre qui comptera plus de 2 000 peintures,
dessins et estampes. Le 27 juillet 1890, il se tire une balle de révolver et meurt le 29. Il a 37 ans.

Son génie pictural bientôt reconnu, la publication de ses Lettres en 1914 et son tragique destin feront de lui, au XXe siècle, une véritable icône internationale.

Vincent van Gogh, Autoportrait au chapeau de feutre gris, Paris, septembre-octobre 1887
Huile sur toile, 44,5 x 37,2 cm
Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

Catalogue édité à l’occasion de l’exposition

Van Gogh en Provence : la tradition modernisée

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Informations pratiques :

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