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Mission

Le projet artistique

Vincent van Gogh est une figure incontournable de l’art du XXe siècle. À ce jour, son influence perdure auprès des artistes et son œuvre exerce un magnétisme sans précédent sur le public. C’est à Arles qu’il produisit entre février 1888 et mai 1889 – soit seulement quinze mois – ses plus beaux chefs-d’œuvre.
Inaugurée en avril 2014, la Fondation Vincent van Gogh Arles rend un juste hommage à son œuvre tout en explorant son impact dans la création actuelle.
La relation à l’art contemporain est inscrite dans le principe de la Fondation depuis sa conception. La mise en perspective de la peinture du maître hollandais avec l’œuvre d’artistes contemporains est destinée à faire apparaître un dialogue fertile, tourné vers le questionnement et la réflexion.

Adopter un point de vue résolument contemporain à propos d’un artiste comme Vincent van Gogh, figure centrale de l’art du XIXe et du XXe siècle, signifie également porter un regard sur l’incomparable histoire de sa réception. Cette seule raison suffirait à le reconnaître comme une figure artistique toujours agissante.
Le but de la Fondation est d’offrir un lieu de référence sur la vie et l’œuvre de Van Gogh, dans la ville où il séjourna et réalisa un travail déterminant dans son parcours artistique, et également d’inviter des artistes contemporains à exprimer leur lien à l’artiste à travers leurs propres créations.

Gouvernance

« Ma rencontre avec la Camargue a suscité autant d’intérêt pour l’étude des oiseaux d’eau et du fonctionnement des écosystèmes en zones humides que pour Van Gogh !
D’autant plus que Van Gogh à Arles subit un peu le même sort que les zones humides : complètement oubliées pendant longtemps, on leur reconnaît désormais un rôle fondamental dans le fonctionnement de la nature. De même, Van Gogh est reconnu pour avoir été un précurseur de l’art moderne et contemporain, en particulier quand on pense à sa période arlésienne. Il s’agit aujourd’hui de le faire savoir. J’ai ainsi découvert à Arles une nature extrêmement diversifiée mais aussi une véritable richesse patrimoniale. Le passage de Van Gogh en fait partie et j’espère pouvoir participer à sa découverte par le plus grand nombre. »

– Luc Hoffmann (1923-2016)

 

La gouvernance est assurée par un conseil d’administration se réunissant deux fois par an, qui est principalement en charge des orientations stratégiques de la Fondation et de son développement.

Le comité artistique, constitué de membres du conseil d’administration et de personnalités du monde de l’art, est une instance consultative qui examine les propositions artistiques et énonce des recommandations.

 

Le conseil d’administration

Maja Hoffmann, présidente
Yvon Lambert, vice-président
Mustapha Bouhayati, trésorier
Kasia Barbotin-Larrieu

Le ministre de l’Intérieur ou son·sa représentant·e
Le ministre de la Culture et de la Communication ou son·sa représentant·e
Le maire d’Arles

 

Le comité artistique

Kasia Barbotin-Larrieu
Mustapha Bouhayati
Maja Hoffmann
Yvon Lambert
Hans Ulrich Obrist

Histoire

En 1983, Yolande Clergue crée l’Association pour la création de la Fondation van Gogh, communément appelée par la suite Fondation van Gogh, ayant pour objet de « susciter et promouvoir une activité culturelle et artistique se référant à l’œuvre de Vincent van Gogh, au séjour qu’il a effectué à Arles, à l’intention qu’il avait exprimée d’établir dans cette ville un centre international de création et d’échanges artistiques » et de « développer par ce moyen l’activité culturelle et sociale d’Arles et de sa région ». Yolande Clergue poursuit – à travers les expositions qu’elle présente pendant plus de vingt ans – un important travail de médiation artistique, dont le rayonnement s’est étendu bien au-delà d’Arles.

En 2008, Luc Hoffmann décide de donner un nouvel essor à l’initiative de Yolande Clergue en contribuant par son soutien à la mise en place d’une Fondation reconnue d’utilité publique, et afin de rendre pérennes les actions menées en faveur de la mémoire de Van Gogh et de la création contemporaine. Celle-ci voit le jour deux ans plus tard, par décret ministériel en date
 du 8 juillet 2010.

La même année, le maire d’Arles propose d’héberger la Fondation au sein de l’hôtel Léautaud de Donines, un bâtiment ancien intégré au patrimoine de la ville depuis les années 2000. Les travaux sont engagés dès 2011 pour transformer l’édifice en un lieu d’exposition.

En 2012, désireux de doter la Fondation d’un projet artistique ambitieux, le conseil d’administration en propose la direction à Bice Curiger, qui prend ses fonctions l’année suivante. Critique d’art, curatrice au Kunsthaus de Zurich durant 20 ans, commissaire de la 54e édition de la Biennale de Venise en 2011, Bice Curiger a co-crée en 1984 la revue Parkett, publication novatrice dont elle a été rédactrice en chef jusqu’en 2017. Elle a également été la directrice éditoriale de Tate etc., le magazine de la Tate Modern de Londres, entre 2003 et 2014, et a publié de nombreux ouvrages.

En 2014, Maja Hoffmann prend le relais de son père à la présidence du conseil d’administration de la Fondation.

Quelques dates clés...

  • 1983
    Création de l’Association pour la création de la Fondation Van Gogh par Yolande Clergue
  • 1985
    Naissance de la Collection de l’Association, rassemblant des œuvres d’artistes contemporains conçues en hommage à Vincent van Gogh, dont celles de Francis Bacon, Roy Lichtenstein ou encore David Hockney.
  • 2010
    Création de la Fondation Vincent van Gogh Arles, reconnue d’utilité publique
  • 2011
    Début des travaux de réhabilitation de l’Hôtel Léautaud de Donines, siège de la Fondation
  • 2013
    Bice Curiger est nommée directrice artistique de la Fondation
  • 7 avril 2014
    Inauguration de la Fondation et ouverture au public avec la premier exposition in situ, intitulée « Van Gogh Live ! »

La Collection

Naissance d’une collection

La collection La collection de la Fondation Vincent van Gogh Arles, qui a reçu le nom de « Collection Yolande Clergue », est issue de donations d’artistes de toutes nationalités ayant travaillé autour de Van Gogh.

C’est en 1988 que la collection est présentée pour la première fois publiquement à la cité arlésienne, à l’occasion de la célébration du centenaire de la venue de Van Gogh à Arles. Elle fait l’objet d’une première publication bilingue : Naissance d’une collection (éditions Carcassone, France).

Son développement s’est rapidement intensifié, tant par la qualité de ses expositions que par ses publications nationales et internationales (Picasso ou Bacon), dont la presse française et étrangère a largement souligné l’intérêt.

 

Les œuvres

La collection de peintures et de sculptures, d’abord : représentée par différents courants artistiques de la seconde moitié du XXe siècle, elle comporte des oeuvres d’Arman, Christo, César, Hockney, Lichtenstein, Appel, Debré, Erró, Rauschenberg…

La collection photographique, ensuite : elle fait l’objet d’expositions et de publications en France et à l’étranger – Boubat, Cartier-Bresson, Clergue, Doisneau, Faucon, Giacomelli, Hosoe, Plossu, Ronis…

La collection littéraire, aussi : elle offre des textes originaux de poètes et d’écrivains contemporains, témoignages de leur attachement à Van Gogh – Michel Butor, Jean Cocteau, Vivianne Forrester, Max Gallo, Jean Leymarie, Pierre Restany, Nathalie Sarraute, Michel Tournier, André Verdet…

La collection musicale, enfin : composée de partitions et de manuscrits originaux créés par des musiciens contemporains, dont le poème symphonique d’Henri Dutilleux La Nuit étoilée, daté de 1978. Dans la collection : Bosseur, Ceconni, Botella, Dutilleux, Ibarrondo, Don McLean…

À cela s’ajoutent deux pièces créées par le couturier français Christian Lacroix : L’Arlésienne et Le Zouave.

Lieu

Architecture et interventions artistiques

Le travail architectural a été amorcé dans l’idée de réaliser une intervention forte mais juste, dans un secteur classé « Patrimoine Mondial de l’Humanité » par l’UNESCO. Le bâtiment existant de 2400m² en est à sa troisième vie. En effet, l’hôtel particulier du XVe siècle transformé en Banque de France en 1924, est aujourd’hui à nouveau entièrement repensé pour accueillir la Fondation Vincent van Gogh Arles. La lumière arlésienne si chère à Vincent van Gogh est le « fil rouge » de la conception des architectes Guillaume Avenard et Hervé Schneider de l’agence FLUOR.

 

En outre, Bice Curiger a sollicité les artistes Bertrand Lavier et Raphael Hefti pour la création d’installations permanentes qui ponctuent le parcours initial, en écho à l’œuvre de Vincent van Gogh.

Comme signe de bienvenue, le portail d’entrée réalisé par Bertrand Lavier accueille le public telle une sculpture hybride faisant corps avec la ville.

À l’intérieur de la cour, le visiteur rencontre l’installation de Raphael Hefti, qui intègre à la structure du plafond de la boutique une œuvre inédite basée sur la réflexion prismatique de la lumière au contact du verre. Un verre traité dans un processus peu conventionnel dont la teinte et l’opacité réagissent aux changements de la lumière arlésienne, alors même qu’il permet de maintenir un climat tempéré à l’intérieur de l’espace tout en absorbant les rayons ultraviolets.

Le reste du parcours s’effectue sur 1000m² de salles d’exposition, suivant une boucle de visite fluide et sans croisement entre les différents niveaux dont la grande salle, l’atrium et l’ancien bureau du directeur de la Banque de France ainsi que ses appartements.

La fin du parcours s’achève sur la terrasse du dernier étage, offrant une vue panoramique sur la ville d’Arles et ses environs : on distingue entre autres les toitures de la ville, le Rhône et l’Abbaye de Montmajour si chers à Vincent van Gogh.

Vue de la verrière de la boutique. Raphael Hefti, "La Maison violette bleue verte jaune orange rouge" (détail), 2014 Photographie d'Hervé Hôte

 

L’Hôtel Léautaud de Donines a sans doute été construit au XVe siècle par le marchand Jacques Grilho, ancêtre de la célèbre famille arlésienne des Grille. Outre la richesse de ses commanditaires, le bâtiment témoigne du tournant architectural de la fin du Moyen Âge et d’une époque où, au sein de la trame urbaine, les demeures privées d’une telle ampleur (330 m² au sol, élevés sur trois niveaux) sont peu nombreuses.

Si le bâtiment a subi de nombreuses modifications au fil des siècles, il a conservé, dans sa partie supérieure, des éléments d’architecture fortifiée du XVe siècle. Son architecture générale relève du type « maison-tour » couverte d’une terrasse. Celle-ci, entourée aujourd’hui d’un muret, était peut-être à l’origine ceinte de merlons¹ et de créneaux. En effet, certaines demeures nobles de l’époque cachaient leur toit par un couronnement sophistiqué de mâchicoulis² et de crénelage afin de donner l’image d’une maison forte, à la fois par son aspect militaire et par l’assimilation d’une couverture plate pour le guet à l’ancienne tour médiévale.

Au dernier niveau subsistent des baies – héritées de l’art gothique – en arc brisé porté par de petits chapiteaux et dans lequel s’inscrivent des arcs trilobés³. À proximité s’ouvrent de grandes fenêtres à croisée, dont le style annonce la Renaissance. Les deux autres niveaux portent clairement des encadrements de fenêtres du XVIIIe siècle, témoins des remaniements survenus à cette époque.

L’intérieur de l’ancien hôtel ne conserve aucun élément d’origine. Seule une cheminée monumentale qui ornait le premier étage a été déposée au Museon Arlaten.

Occupé par une branche cadette de la famille des Grille jusqu’à la Révolution, l’hôtel est acheté au XIXe siècle par le comte Léautaud de Donines.

Au XXe siècle, l’édifice accueille la Banque de France qui en modifie profondément l’intérieur. Libéré de cette affectation au début des années 2000, le bâtiment est alors racheté par la ville.

1. Partie pleine d’un parapet entre deux créneaux.
2. Construction en saillie au sommet d’une tour ou d’une muraille.
3. Partie supérieure d’une ouverture constituée de trois lobes.

Équipe

Bice Curiger, directrice artistique
Margaux Bonopera, assistante curatrice

Christine Joblet-Taris, administratrice
Nacéra Ouache, assistante de direction
Béatrice Lavigne, comptable
Kaoutar El Khoudri, assistante administration et comptabilité

Anne-Sophie Foron, responsable des publics et de la communication
Michael Burling, accueil & billetterie
Marie Pellet, accueil & billetterie
Sabrina Talaalachte, accueil & billetterie

Sophie Viguier, responsable des actions pédagogiques
Monica Rambert-Bori, chargée des relations avec les publics
Clémence Despois, médiatrice
Sara Guti, médiatrice
Perrine Pellet, médiatrice
Justine Tallon, médiatrice

Laurent Éginard, directeur du développement
Florence Bon, boutique
Brigitte Varro, boutique

Daniel Gimenez-Frontin, directeur technique
Guilhem Gavaudan, adjoint technique
Hakim Tayeb, agent technique
Najette Chelli, agente d’entretien
Isabelle Fournier, agente d’entretien

Alice Neurohr, responsable éditoriale

Pierre Collet, relations presse