« Très Traits »

Jusqu'au 24 avril 2016

EXPOSITION COLLECTIVE
SILVIA BÄCHLI — ISABELLE CORNARO — ADRIAN GHENIE — ANDREAS GURSKY 
EUGÈNE LEROY — ROY LICHTENSTEIN — CHRISTOPHER WOOL

Andreas Gursky, Untitled XI (Van Gogh), 199
Andreas Gursky, « Untitled XI (Van Gogh) », 1999. Impression couleur sur Plexiglas, encadrée par l’artiste, 275 x 200 cm. Édition 2/6 © Andreas Gursky / ADAGP, Paris, [2016]
Roy Lichtenstein, "Le Semeur", 1985
Roy Lichtenstein, « Le Semeur », 1985. Lithographie et sérigraphie. 150 x 106,5 cm. Avec l’aimable autorisation de la collection de la Fondation Vincent van Gogh Arles, dite Yolande Clergue
Adrian Ghenie
Adrian Ghenie, « Lidless Eye », 2015. Huile sur toile, 43 x 30 cm. Avec l’aimable autorisation de la collection Titze
Eugène Leroy, "Grand homme jaune", 1989
Eugène Leroy, « Grand homme jaune », 1989. Huile sur toile, 130 x 97 cm. © Adagp, Paris, [2016]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partant d’une photographie d’Andreas Gursky qui se livre à une lecture volontairement myope de la peinture de Vincent van Gogh La Moisson, pour ne cerner qu’un détail de l’iconique champ de blé, l’exposition « Très Traits » présente huit possibilités picturales qui esquissent les contours d’une histoire attentive à la matière, au savoir-faire et au savoir voir.

Isabelle Cornaro, "Reproductions #9", 2014
Isabelle Cornaro, « Reproductions #9 », 2014. Peinture acrylique sprayée au mur. Crédit photographique : Joshua White © Adagp, Paris, [2016]

L’artiste new-yorkais Roy Lichtenstein, pour qui Van Gogh avait traduit mieux que personne la simplicité du mouvement qu’incarne son Semeur, semble le paraphraser, stylisant la touche et le mouvement : le relief du trait de Van Gogh se transforme en une planche graphique sophistiquée aux allures de bande dessinée. 

Les quatre tableaux d’Eugène Leroy, issus de la production des dix dernières années avant sa disparition en 2000, montrent combien peindre signifie pour lui « sur-peindre » par multiples couches, maçonnées, posées à l’excès, ou « dé-peindre », afin de sculpter la lumière intérieure du tableau. Dans une lutte avec la matière, le motif émerge, scintillant, repoussant l’oubli et la disparition. 

Adrian Ghenie joue également avec les fantômes d’une figuration empruntée à l’Histoire et aux icônes culturelles. De ses autoportraits, à la manière de Van Gogh, jaillit une vitalité puissante.

L’œuvre murale de l’artiste française Isabelle Cornaro est une composition paysagère, fruit d’une superposition d’interprétations sur ses propres productions vidéo et les œuvres pionnières de l’art moderne. La pellicule-œuvre, traitée, interprétée, anamorphosée dans ses peintures, produit des images latentes, à la limite floues, entre le rien et le tout, qui transportent au plus près de la texture de l’image, du point et du trait agrandis.

Chaque décennie de la prolifique production de Christopher Wool sera représentée. Les œuvres choisies illustrent son goût pour les accidents de fabrication, dernier refuge de l’expression, et sa recherche du point de friction entre anonymat, standardisation et subjectivité.

Christopher Wool, "Sans titre", 2015
Christopher Wool, « Sans titre », 2015. Encre pour sérigraphie sur toile de lin, 274,3 x 198,1 cm © Christopher Wool
Silvia Bächli, "Sans titre", 2013.
Silvia Bächli, « Sans titre », 2013. Gouache sur papier, 62 x 44 cm © Silvia Bächli

L’exposition se clôture avec Silvia Bächli, dont l’œuvre dessiné se distancie des conceptions virtuoses pour distiller une authenticité poétique proche du monde tâtonnant de l’enfance. 

Commissaire d’exposition : Bice Curiger

 

Informations pratiques :

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