David Brunel

27 avril 2017

Une peinture à investir

Alice Neel, « José », 1936 © Succession d’Alice Neel

Ces deux conférences aborderont en toute discrétion la peinture d’Alice Neel et le genre du portrait. L’idée directrice ne se veut nullement historienne. Nous chercherons lors d’une première rencontre à découvrir de manière non autoritaire ce qui se cache derrière ces peintures. Nous tenterons, non sans jouer la carte de l’anachronisme, d’établir des liens, des jonctions avec des artistes dont la quête possède, par certains aspects, des similitudes avec l’oeuvre de cette peintre, permettant ainsi de la déployer et de rencontrer avec une assise augmentée cette profonde et féconde quête picturale de l’humain. 

L’image, en tant que dimension du caché par excellence, n’est pas simplement un visible du devant, tangible, elle ordonne également un visible du dedans, intangible, immatériel, un ailleurs de l’image. La seconde session, en circulation devant les oeuvres exposées à la Fondation, tâchera d’installer les visiteurs que nous sommes à la hauteur de la peinture, autrement dit, de devenir pleinement « spect-acteurs », car tel est ce qui incombe au regard esthétique. 

 

David Brunel est écrivain, photographe, docteur en philosophie esthétique et en études psychanalytiques, et qualifié maître de conférences. Vivant entre Arles et Amsterdam, il dispense des cours en philosophie esthétique, histoire de l’art, histoire de la photographie et analyse critique dans diverses universités et écoles supérieures d’art. Il a notamment publié : La Photographie vue de dos (Éd. l’Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », 2015), Limons (Éditions Loco, 2014), Pour un voir en fuite (Éd. de La Nuit, 2013), La Photographie comme métaphore d’elle-même (Éd. l’Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », 2012), Au bord du visible, l’indicible (Éd. de La Nuit, 2010).

 

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